Pointer le doigt trop vite peut coûter cher

Ce matin, la journaliste Isabelle Masse, de La Presse, publiait un papier sur un nouveau chandail vendu par un commerçant du Vieux-Montréal, Moshe Simhon, dans sa boutique NRJ Jeans. Un chandail très original, d’ailleurs, qui offre un beau défoulement contre les infrastructures routières de Montréal.

Là où il y a peut-être une ombre au tableau, c’est que la caricature sur le chandail est l’oeuvre d’Yvon Roy, et que, selon ce dernier, aucune entente n’a eu lieu entre le vendeur et le caricaturiste. La webosphère est donc présentement en train de se déchaîner et de traiter de voleur, de crosseur, alouette, le propriétaire de NRJ Jeans.

PRUDENCE! C’EST DE LA DIFFAMATION!

Oui, c’en est. Puisqu’aucun juge n’a déclaré que M. Simhon a vraiment violé un droit d’auteur, l’accuser publiquement d’avoir commis un tel geste illégal, c’est diffamer.

Imaginons le scénario suivant. Parmi les gens qui attaquent M. Simhon, il y en a peut-être qui semblent avoir plus de moyens que d’autres, les rendant intéressants à attaquer en justice. Vous répondez à ce critère et un bon matin, le roi, sa femme, le petit prince et leur huissier viennent vous remettre une citation à comparaitre.

Vous ne vous en faites pas trop. Yvon Roy va intenter des mesures judiciaires et gagner, ce qui fera tomber le caractère diffamatoire de vos propos. OH, mais surprise! Les deux parties en viennent à une entente hors-Cour! Qu’est-ce que ça implique? Que, judiciairement, il n’y a jamais eu de vol. Vos propos demeurent donc diffamatoire et vous devrez penser à retirer vos REER pour payer la fracture… euh, la facture, pardon.

Mot d’ordre, alors: Prudence!

Que pouvez-vous dire en toute légalité? Que M. Roy affirme qu’on ne lui a pas demandé la permission (ce qu’il vient d’affirmer sur Twitter, quelques minutes avant la publication de ce billet). La diffamation, c’est très large, arrangez-vous pour ne pas l’apprendre à vos dépends!

Je suivrai avec attention ce dossier et vous tiendrai au courant.

2 réflexions au sujet de « Pointer le doigt trop vite peut coûter cher »

    1. Yvon Roy n’a pas donné de détails, mais il a dit que ça s’est réglé à la satisfaction de tous. Donc je présume que les chandails sont toujours en vante, et en toute légalité, cette fois. 🙂

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