22 mars: une bougie et des photos inédites

Il y a un an aujourd’hui que naissait, en plein Printemps érable, une série d’énormes manifestations étudiantes, celles du 22 du mois. Dès le départ, la barre fut placée haute avec une estimation de 200 000 personnes. À l’origine de cet événement marquant: la CLASSE, la FEUQ et la FECQ.

Je profite de cet anniversaire pour tirer des entrailles de mon disque dur quelques portraits inédits que je n’ai jamais vraiment eu le temps de traiter. Alors que plusieurs photographes font un retour sur cette journée marquante du conflit social de l’an dernier, l’occasion était parfaite pour moi pour sortir ces images.

Voici donc.

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Puis, une photo plutôt cocasse pour finir, ce journaliste de la station radiophonique CJAD qui illustre bien ce phénomène maudit où les médias n’hésitent pas à sacrifier la qualité de leur travail pour engranger quelques dollars de plus.

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La série du 22 du mois reprend ce soir, mais je n’y serai malheureusement pas. Je vous propose toutefois la lecture d’un livre qui sort aujourd’hui et dont le lancement a lieu à 17h au Lion d’Or: De l’école à la rue: Dans les coulisses de la grève étudiante, de Philippe Ethier et Renaud Poirier St-Pierre, avec préface de Simon Tremblay-Pépin, publié par Écosociété. J’ai l’honneur de voir une de mes photos sur sa couverture. Je vous suggère également, suite à la lecture du livre, de lire cette critique du livre qui semble très constructive dans sa majeure partie et qui repose essentiellement sur un aspect féministe qui aurait, selon les auteures de la critique, été négligé lors de la rédaction de l’ouvrage. Bonnes lectures!

Voyage étudiant à Westmount

Voyage étudiant à Westmount

Hier soir, une petite manifestation convoquée par les fédérations étudiantes collégiale et universitaire du Québec (FECQ et FEUQ) s’est rassemblée à la station de métro Edouard-Montpetit pour se rendre devant la demeure de Jean Charest, à Westmount. Avec un petit détour par le terrain de l’Université de Montréal via la côte qui mène au pavillon Roger-Gaudry, il en est résulté une bonne petite marche de santé.

En voici un bref aperçu.

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Vous remarquerez sans doute que sur la première photo, j’ai eu droit à une grimace plutôt immature d’un manifestant. En observant les autres photos de cette rafale, j’ai pu voir assez clairement qu’il me voit, me fixe et se met à tirer la langue, espérant peut-être me déranger. Mais, ne lui en déplaise, je peux être baveux, et c’est lui qui a l’air fou sur cette photo maintenant publiée. Si vous le connaissez, envoyez-lui mes salutations! 🙂

200 000 photos de manif… enfin, presque.

Nul besoin de vous parler de la manifestation de jeudi: même s’il n’y a pas eu de casse, les médias de masse vous en ont glissé quelques mots. Difficile d’ignorer 200 000 personnes qui prennent le bas de la ville en même temps. Mais je me permets quand même de vous présenter quelques images.

Y’en a peut-être pas 200 000, mais les voici. 😉

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[photo format= »650″ date= »20120322″ haut= »664″ numero= »266″ desc= »Héloïse Moysan-Lapointe, membre fondatrice et ex-porte-parole de l’ASSÉ »]

Ces photos et plusieurs autres sont, bien entendues, disponibles dans ma banque d’images. N’hésitez surtout pas à me contacter pour en utiliser. 🙂

Maestro, revendique!

Ce matin, le Mouvement de mobilisation des étudiants en musique (MMEM)se présentait aux médias. Il s’agit d’un groupe indépendant des associations nationales qui a pour but d’amener les étudiants et étudiantes de musique à travers le Québec à s’impliquer artistiquement dans le mouvement de grève.

Son porte-parole, David Therrien-Brongo, un étudiant en musique à l’Université de Montréal, était accompagné de Jeanne Reynolds, co-porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), de Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et de Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

[photo format= »650″ date= »20120311″ numero= »005″ haut= »669″ desc= »David Therrien-Brongo, porte-parole du MMEM »]

[photo format= »650″ date= »20120311″ numero= »007″ haut= »664″ desc= »Jeanne Reynolds, co-porte-parole de la CLASSE »]

[photo format= »650″ date= »20120311″ numero= »077″ haut= »670″ desc= »Martine Desjardins, présidente de la FEUQ »]

Ces photos, et plusieurs autres, sont disponibles dans ma banque d’images, bien sûr.

Quand un organisme trahit votre confiance

Un photographe que je connais se trouve dans une situation malheureusement courante: une de ses photos est utilise librement par un journal, qui l’a reçu par courtoisie d’une organisation qui n’avait pas le droit de la partager.

Philémon Beaulieu a photographié, à son compte, une manifestation survenue à Montréal en mars dernier. Parmi ses photos figurait une, très réussie, du président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin. Ce dernier a publié, par la suite, une lettre d’opinion dans le journal La Presse et a fournie la dite photo au journal montréalais à titre de courtoisie. La Presse l’avait alors recadrée de façon à supprimer le nom de Philémon de la photo. Ce dernier n’en avait pas fait de cas à l’époque, puisque ça rendait service à la FECQ, mais il réalise maintenant que La Presse réutilise la photo librement en la qualifiant de photo d’archives.

Je traiterai à nouveau de cette histoire pour aborder le côté légal (ou illégal) de cette utilisation par La Presse. Ce que je souhaite aborder présentement est ce qu’il faut faire pour éviter que ça n’arrive.

Il est normal d’éprouver de la solidarité avec certaines organisations, spécialement dans les différents domaines politiques, et de vouloir contribuer à leurs efforts en leur accordant d’utiliser une ou plusieurs de nos photos. Philémon l’a fait, je le fais aussi, et sans doute que plusieurs d’entre vous qui lirez ce texte le faites. Mais quand on le fait, il faut garder en tête un point important: en terme de respect de droit d’auteur, les gens sont insoucieux et ignorants, et le fait qu’ils soient à la tête d’une grosse organisation n’y change rien.

En la matière, il faut prendre tout le monde par la main. Balisez. Encore et encore.

Je vous suggère la lecture d’un billet de Francis Vachon, photographe de presse basé à Québec, sur la rédaction d’une licence. En gros, indiquez clairement ce que l’organisation a le droit de faire avec la photo. Indiquez sur quel type de document, voire sur quel document, la photo peut figurer. Indiquez pour combien de temps. Spécifiez que la licence n’est pas transférable, formulez cette clause de façon à ce que même un idiot la comprenne au besoin. Bref, faites comprendre à l’organisation bénéficiaire de votre générosité que votre contribution n’est pas infinie et que vos conditions doivent être respectées.

Suggestion personnelle, faites aussi une facture. Non pas avec un tarif de 0$, mais avec votre vrai prix, assorti d’un rabais du même montant. L’idée derrière ça est de travailler à ce que les gens prennent conscience de la valeur d’une photo. Avec la dématérialisation liée à l’informatique, les gens en viennent à penser qu’une photo, c’est juste un fichier JPG qui n’a rien coûté à sortir de l’appareil-photo. Alors que la réalité est toute autre. Faites comprendre que votre travail a une valeur, que le cadeau que vous faites a une valeur, et que de recevoir un tel cadeau est un privilège. Pas un droit.

L’idée n’est pas de chercher à poursuivre l’organisation. Enfin, vous pouvez peut-être, mais personnellement je n’en vois pas la pertinence. L’idée est plutôt de s’assurer que vos conditions soient claires pour tout le monde. L’idée est d’empêcher qui que ce soit de prétendre l’ignorance ou de prétendre avoir présumé une plus grande générosité de votre part.

L’idée est de conserver le rôle du gentil lorsque vous déciderez que l’organisation ne recevra plus de cadeau.

Chapitre 2: en une telle situation, le journal peut-il se défendre d’un poursuite en rejetant le blâme sur l’organisation? On garde ça pour un prochain billet! 😉