Dans la rue en mémoire d’Alain Magloire

Retour en arrière. Lundi, devant le terminus d’autocars, la police ouvrait le feu sur Alain Magloire, un itinérant souffrant de problèmes mentaux, alors qu’il se faisait menaçant et agressif avec un marteau en mains. Comme l’habitude le veut, le scepticisme s’est installé au-dessus de la version policière de l’histoire, mais cette fois il est nourri grâce à des témoins oculaires qu’a rencontrés le journaliste de La Presse David Santerre.

Une vigile de commémoration a donc suivi hier soir. Partie du parc Émilie-Gamelin vers le quartier général du SPVM avec, évidemment, un arrêt devant le terminus, la vigile a rassemblé environ une centaine de personnes. Voici sept images que je vous ai rapportées de l’événement.

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Ci-dessous, le militant Benoit Valiquette remet un marteau en plastique aux policiers devant leur quartier général, symbole que les troupes ont évidemment ignoré.

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Une histoire à suivre!

P-6, le face à face avec les élu(e)s

La résistance au règlement P-6 de la Ville de Montréal (celui qui impose la divulgation du trajet et interdit le port du masque, entre autres) a fait un retour au conseil municipal qui se déroule depuis hier soir. Battue dans la dernière heure 34 à 25, une motion fut déposée par le conseiller Alex Norris (Projet Montréal) afin de ramener le règlement à ce qu’il était avant l’adoption de ses articles controversés en mai 2012.

Afin de faire une dernière pression sur les élu(e)s avant le vote, un rassemblement a eu lieu hier soir, Place Vauquelin, à côté de l’Hôtel de Ville. Quelques photos.

[photo format= »650″ date= »20130422″ numero= »065″ haut= »663″ desc= »La Place Vauquelin était noire de monde. »]

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Le hasard m’a encore fait croiser mon amie et collègue Arij Riahi, journaliste citoyenne et animatrice à la station de radio CKUT, alors qu’elle interviewait le légendaire panda. J’en profite pour vous suggérer l’écoute de cette entrevue.

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Un contrôle de l’accès à l’Hôtel de ville était fait par l’escouade anti-émeute de la police. Sur cette photo, le manifestant est bloqué alors que des cols bleus dénonçant la corruption se font ouvrir le chemin.

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[photo format= »650″ date= »20130422″ numero= »047″ haut= »664″ desc= »Un agent de sécurité de l’Hôtel de ville semblait prendre son travail avec beaucoup de plaisir et de passion. »]

[photo format= »650″ date= »20130422″ numero= »078″ haut= »1000″ larg= »663″ desc= »Non seulement la police était très présente à l’extérieur, mais sa présence était aussi nourrie à l’intérieur. »]

[photo format= »650″ date= »20130422″ numero= »056″ haut= »663″ titre= »Têtes blanches variées »]

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Bientôt sur ma banque d’images! 🙂

L’affaire Jennifer Pawluck ou la criminalisation du rapport d’un fait

Diffuser une photo d’une « oeuvre » tierce qui s’avère être une menace de mort est aussi un crime. C’est ce qui ressort de l’arrestation aujourd’hui de Jennifer Pawluck, qui a photographié, puis diffusé sur Instagram, un graffiti représentant le commandant aux relations du SPVM, Ian Lafrenière, atteint d’une balle dans la tête.

L’affaire Jennifer Pawluck fait du bruit car pour beaucoup, moi compris, le fait de rapporter visuellement la présence de l’oeuvre en question sans l’accompagner d’un appui à la menace représentée n’est pas un crime, mais plutôt le simple rapport d’un fait. Comme le journalisme. D’ailleurs, dans son article sur le sujet, La Presse reprend la photo! Du côté du droit, l’avocate criminaliste Véronique Robert est claire: la jurisprudence parle en faveur du mandat d’arrestation, pour peu que la poursuite prouve l’intention de Mme Pawluck dans son geste.

Fait établi, donc: rendre état d’un fait peut être un crime. Pente glissante. Méchamment glissante.

Je conclus ce bref billet avec une question qui peut sembler loufoque mais que je me pose sérieusement. Puisque décrire l’image en mots permet de se la recréer dans notre tête, est-ce à dire que la seule voie acceptable juridiquement est de taire le fait?

La suite des choses parlera beaucoup. On aura des notes à prendre, qu’on soit journaliste, photographe, vidéaste, professionnel(le) ou citoyen(ne). Et on a intérêt à ne pas manquer d’encre.

Parce que même la police, ça manifeste

Alors que, lundi et mardi, les étudiants et étudiantes recevaient les petits soins de la police, ce matin ce fut au tour des agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) de prendre la rue.

Non, je ne vous mens pas. La Fraternité des policiers et policières de Montréal (FPPM) a appelé ses membres à manifester devant le Quartier général du corps policier, rue St-Urbain, pour dénoncer le retour à une ancienne façon de modeler les horaires de travail, avant le début d’un projet-pilote présentement en cours et très apprécié par les troupes. Je vous laisse lire le communiqué de la FPPM envoyé ce matin pour en savoir plus sur leurs revendications. Également, le journaliste Brian Myles en parle dans Le Devoir.

Avant les photos, quelques anecdotes.

  • La manifestation d’agent(e)s du SPVM était encadrée par… des agent(e)s du SPVM. Garder une apparence d’indépendance entre les participant(e)s et les policier(ère)s qui les encadrent, par exemple en confiant cette tâche à la Sûreté du Québec, n’a pas semblé être jugé important.
  • Un petit groupe, d’au plus une dizaine d’individus, de gens opposés à la brutalité policière et aux méthodes du corps policier s’est déplacé sur le lieu de la manifestation. Ces « contre-manifestant(e)s » furent toutefois tenu(e)s à l’écart par des agent(e)s en uniforme.
  • Selon le journaliste Karim Benessaieh, de La Presse, un manifestant du côté de la police s’est permis l’envoi d’une balle de neige vers le groupe de carrés rouges. Les troupes assignées à l’encadrement n’ont toutefois pas jugé le geste digne d’une intervention.

Voilà, je vous ai assez fait attendre. 😉

[photo format= »650″ date= »20130228″ haut= »664″ numero= »031″ desc= »Yves Francoeur, président de la FPPM »]

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C’est assez rare que les rôles s’inversent, je ne pouvais quand même pas manquer ça! 🙂

Colère 24h contre le matricule 728

Vendredi soir, entre 100 et 200 personnes se sont rassemblées au parc Émilie-Gamelin pour une manifestation nocturne. Actualité récente oblige, c’est la constable du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) portant le matricule 728 qui était l’objet de la marche, durant laquelle son congédiement et une enquête publique sur le comportement des forces policières furent réclamés.

Pour moi, ce fut l’occasion de tester ma dernière acquisition, l’appareil-photo Nikon D7000, dans ses performances ISO. Et le résultat fut concluant: à 6400 ISO dans l’obscurité, j’obtiens un bruit tout à fait acceptable. Pierre-Luc est heureux.

On y va donc en images.

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Voilà!