Répression d’une manifestation contre la répression

C’est à l’appel de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) qu’une manifestation s’est formée au Carré Saint-Louis, près de la station de métro Sherbrooke. Un mouvement qui s’est déroulé dans le calme, de l’aveu même de plusieurs policiers sur les ondes du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), mais qui s’est quand même conclu entre murs et boucliers.

À lire chez 99%Média!

Photo: Capture d’écran tirée de la diffusion en direct de Simon Lussier pour 99%Média

Dans la rue en mémoire d’Alain Magloire

Retour en arrière. Lundi, devant le terminus d’autocars, la police ouvrait le feu sur Alain Magloire, un itinérant souffrant de problèmes mentaux, alors qu’il se faisait menaçant et agressif avec un marteau en mains. Comme l’habitude le veut, le scepticisme s’est installé au-dessus de la version policière de l’histoire, mais cette fois il est nourri grâce à des témoins oculaires qu’a rencontrés le journaliste de La Presse David Santerre.

Une vigile de commémoration a donc suivi hier soir. Partie du parc Émilie-Gamelin vers le quartier général du SPVM avec, évidemment, un arrêt devant le terminus, la vigile a rassemblé environ une centaine de personnes. Voici sept images que je vous ai rapportées de l’événement.

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Ci-dessous, le militant Benoit Valiquette remet un marteau en plastique aux policiers devant leur quartier général, symbole que les troupes ont évidemment ignoré.

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Une histoire à suivre!

P-6, le face à face avec les élu(e)s

La résistance au règlement P-6 de la Ville de Montréal (celui qui impose la divulgation du trajet et interdit le port du masque, entre autres) a fait un retour au conseil municipal qui se déroule depuis hier soir. Battue dans la dernière heure 34 à 25, une motion fut déposée par le conseiller Alex Norris (Projet Montréal) afin de ramener le règlement à ce qu’il était avant l’adoption de ses articles controversés en mai 2012.

Afin de faire une dernière pression sur les élu(e)s avant le vote, un rassemblement a eu lieu hier soir, Place Vauquelin, à côté de l’Hôtel de Ville. Quelques photos.

[photo format= »650″ date= »20130422″ numero= »065″ haut= »663″ desc= »La Place Vauquelin était noire de monde. »]

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Le hasard m’a encore fait croiser mon amie et collègue Arij Riahi, journaliste citoyenne et animatrice à la station de radio CKUT, alors qu’elle interviewait le légendaire panda. J’en profite pour vous suggérer l’écoute de cette entrevue.

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Un contrôle de l’accès à l’Hôtel de ville était fait par l’escouade anti-émeute de la police. Sur cette photo, le manifestant est bloqué alors que des cols bleus dénonçant la corruption se font ouvrir le chemin.

[photo format= »650″ date= »20130422″ numero= »039″ haut= »663″ titre= »Sélectif »]

[photo format= »650″ date= »20130422″ numero= »047″ haut= »664″ desc= »Un agent de sécurité de l’Hôtel de ville semblait prendre son travail avec beaucoup de plaisir et de passion. »]

[photo format= »650″ date= »20130422″ numero= »078″ haut= »1000″ larg= »663″ desc= »Non seulement la police était très présente à l’extérieur, mais sa présence était aussi nourrie à l’intérieur. »]

[photo format= »650″ date= »20130422″ numero= »056″ haut= »663″ titre= »Têtes blanches variées »]

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Bientôt sur ma banque d’images! 🙂

L’affaire Jennifer Pawluck ou la criminalisation du rapport d’un fait

Diffuser une photo d’une « oeuvre » tierce qui s’avère être une menace de mort est aussi un crime. C’est ce qui ressort de l’arrestation aujourd’hui de Jennifer Pawluck, qui a photographié, puis diffusé sur Instagram, un graffiti représentant le commandant aux relations du SPVM, Ian Lafrenière, atteint d’une balle dans la tête.

L’affaire Jennifer Pawluck fait du bruit car pour beaucoup, moi compris, le fait de rapporter visuellement la présence de l’oeuvre en question sans l’accompagner d’un appui à la menace représentée n’est pas un crime, mais plutôt le simple rapport d’un fait. Comme le journalisme. D’ailleurs, dans son article sur le sujet, La Presse reprend la photo! Du côté du droit, l’avocate criminaliste Véronique Robert est claire: la jurisprudence parle en faveur du mandat d’arrestation, pour peu que la poursuite prouve l’intention de Mme Pawluck dans son geste.

Fait établi, donc: rendre état d’un fait peut être un crime. Pente glissante. Méchamment glissante.

Je conclus ce bref billet avec une question qui peut sembler loufoque mais que je me pose sérieusement. Puisque décrire l’image en mots permet de se la recréer dans notre tête, est-ce à dire que la seule voie acceptable juridiquement est de taire le fait?

La suite des choses parlera beaucoup. On aura des notes à prendre, qu’on soit journaliste, photographe, vidéaste, professionnel(le) ou citoyen(ne). Et on a intérêt à ne pas manquer d’encre.

Arrestation massive mais écologique

Comme à chaque 15 mars, la manifestation organisée par le Collectif opposé à la brutalité policière (COBP) s’est tenue vendredi soir. Enfin, a essayé de se tenir, devrais-je dire, car le SPVM l’a matée avant même son départ. Les médias de masse en ont abondamment parlé, environ 250 arrestations. Un chiffre comparable à d’autres années… sauf qu’il n’y avait qu’entre 300 et 350 participants et participantes cette année, ce qui gonfle le pourcentage considérablement.

Mon horaire m’a malheureusement empêché de me rendre à cette manifestation. Au vu du nombre d’arrestations, c’est peut-être une bonne chose, je dois dire. Mais j’étais dans le secteur alors que la police terminait son opération. Un outil bien connu des corps policiers pour procéder aux arrestations massives, c’est le panier à salade, « dictionnairement » connu sous le nom de fourgon cellulaire. Mais à Montréal (et peut-être ailleurs), la police a plutôt recours aux autobus de la Société de transport de Montréal (STM), qu’elle remplit au point de faire voyager debout des prévenus pourtant menottés. On leur souhaite de ne pas freiner sec… Mise à jour: On m’informe qu’il y avait aussi des fourgons.

Voici donc quelques images de la police qui s’affaire autour de ces autobus nolisés.

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[photo format= »650″ date= »20130315″ haut= »663″ numero= »060″ titre= »Entre l’arbre et l’écorce »]

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Voilà!