Deux nouveaux livres sur le Printemps érable chez Écosociété

Vendredi, le Lion d’Or accueillait les Éditions Écosociété qui lançaient deux ouvrages sur le Printemps érable: « De l’école à la rue: Dans les coulisses de la grève étudiante« , sur lequel une de mes photos est en couverture, et « Le printemps québécois: une anthologie« .

Je n’ai pas couvert toute la soirée, après tout il y avait un photographe attitré et on a parfois envie de profiter des événements. Mais voici tout de même une sélection de ce que j’ai fait (et que vous trouverez, avec cinq autres images, dans ma banque d’images).

[photo format= »650″ date= »20130322″ haut= »664″ numero= »006″ desc= »Élodie Comtois, des Éditions Écosociété »]

[photo format= »650″ date= »20130322″ haut= »664″ numero= »017″ desc= »Renaud Poirier St-Pierre et Philippe Ethier, co-auteurs de \ »De l’école à la rue: Dans les coulisses de la grève étudiante\ » »]

Pour couronner la soirée, une revue de la grève étudiante par les Zapartistes.

[photo format= »650″ date= »20130322″ haut= »664″ numero= »026″ desc= »Robert Dutil, ex-ministre de la sécurité publique sous Jean Charest, imité par Christian Vanasse »]

[photo format= »650″ date= »20130322″ haut= »664″ numero= »042″ desc= »Pauline Marois, couvercles de chaudrons en mains, imitée par Vincent Bolduc »]

Voilà!

22 mars: une bougie et des photos inédites

Il y a un an aujourd’hui que naissait, en plein Printemps érable, une série d’énormes manifestations étudiantes, celles du 22 du mois. Dès le départ, la barre fut placée haute avec une estimation de 200 000 personnes. À l’origine de cet événement marquant: la CLASSE, la FEUQ et la FECQ.

Je profite de cet anniversaire pour tirer des entrailles de mon disque dur quelques portraits inédits que je n’ai jamais vraiment eu le temps de traiter. Alors que plusieurs photographes font un retour sur cette journée marquante du conflit social de l’an dernier, l’occasion était parfaite pour moi pour sortir ces images.

Voici donc.

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[photo format= »650″ date= »20120322″ haut= »669″ numero= »058″]

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Puis, une photo plutôt cocasse pour finir, ce journaliste de la station radiophonique CJAD qui illustre bien ce phénomène maudit où les médias n’hésitent pas à sacrifier la qualité de leur travail pour engranger quelques dollars de plus.

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La série du 22 du mois reprend ce soir, mais je n’y serai malheureusement pas. Je vous propose toutefois la lecture d’un livre qui sort aujourd’hui et dont le lancement a lieu à 17h au Lion d’Or: De l’école à la rue: Dans les coulisses de la grève étudiante, de Philippe Ethier et Renaud Poirier St-Pierre, avec préface de Simon Tremblay-Pépin, publié par Écosociété. J’ai l’honneur de voir une de mes photos sur sa couverture. Je vous suggère également, suite à la lecture du livre, de lire cette critique du livre qui semble très constructive dans sa majeure partie et qui repose essentiellement sur un aspect féministe qui aurait, selon les auteures de la critique, été négligé lors de la rédaction de l’ouvrage. Bonnes lectures!

L’avenir sous les soleils rouges

Hier soir, à l’Olympia, la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante conviait ses militant(e)s et sympathisan(te)s au spectacle qui marquait la fin de la tournée québécoise faisant suite au manifeste « Nous sommes avenir ». Cette soirée fut l’occasion pour Gabriel Nadeau-Dubois, qui a quitté son poste de co-porte-parole de la CLASSE cette semaine, de prononcer son dernier discours au sein de l’organisation.

Je n’ai pas photographié le spectacle au complet, seulement les porte-parole. Voici quelques images.

[photo format= »650″ date= »20120810″ haut= »664″ numero= »012″ desc= »Jeanne Reynolds »]

[photo format= »650″ date= »20120810″ haut= »664″ numero= »047″ desc= »Camille Robert »]

[photo format= »650″ date= »20120810″ haut= »664″ numero= »025″ desc= »Gabriel Nadeau-Dubois »]

Pour cette dernière photo, j’étais malheureusement dans l’angle sans lumière de fond. Notre ami le panda a choisi ce moment pour débarquer et surprendre Gabriel, la Loi de Murphy me suit toujours aussi bien. Mais cette instant fut magique.

[photo format= »650″ date= »20120810″ haut= »1000″ numero= »037″ desc= »Merci Gab! »]

Merci Gabriel pour tout ce que tu as fait. Ce confit ce termine peut-être sur une défaite quant aux droits de scolarité, mais ta contribution aura fait réaliser à des milliers de gens la puissance de la mobilisation. Tes mots auront fait rêver tant de gens au Québec et même ailleurs, y compris l’ancien militant étudiant que je suis et qui a vécu la grande grève de 2005 et la tentative de grève de 2007. Merci pour tout.

Publicité libérale: droit d’auteur, droit à l’image, pis toute pis toute

Le Parti libéral du Québec, qui n’est absolument pas en mode électoral, a mis en ligne sa nouvelle publicité: un extrait vidéo, sans musique ni commentaire écrit ou vocal, montrant Pauline Marois lors d’une manifestation de casseroles. L’image est modifiée pour en changer la teinte et flouter les visages autour.

L’auteur du vidéo original, Guy Séguin, a mis en demeure le PLQ pour violation de droit d’auteur. Certaines personnes sur le web ont aussi discuté de droit à l’image. Le PLQ est-il fautif de quoi que ce soit?

Regardons le droit d’auteur

M. Séguin a publié son vidéo sur son compte Youtube. Le vidéo a ensuite été repris sur la page Facebook « Sortons les Libéraux » le 2 juin, une page dont la photo de couverture ne laisse aucun doute sur son allégeance au Parti Québécois.

Facebook a une clause louche dans ses conditions d’utilisations, j’en parlais justement dans un précédent billet: l’article 2.4 de la « Déclaration des droits et responsablités ». Lisez par vous-même:

Lorsque vous publiez du contenu ou des informations avec le paramètre « Public », cela signifie que vous permettez à tout le monde, y compris aux personnes qui n’utilisent pas Facebook, d’accéder à ces informations et de les utiliser, mais aussi de les associer à vous (c’est-à-dire, votre nom et l’image de votre profil).

La grande question à laquelle je cherche la réponse: Guy Séguin a-t-il autorisé clairement l’administrateur(trice) de la page « Sortons les Libéraux » à publier le vidéo? Si oui, malheureusement pour M. Séguin, en vertu de l’article 2.4 de la « Déclaration des droits et responsablités » de Facebook, il n’y a ici aucune violation de droit d’auteur. Sinon, la publication du vidéo sur Facebook était illégale et le PLQ devra payer la note. Il est à noter que de ne pas mettre en demeure l’administration de la page ne constitue pas une approbation pour autant.

Tiens, tant qu’à chercher qui peut poursuivre qui, advenant que le PLQ soit bel et bien en situation de violation de droit d’auteur, pourrait-il poursuivre l’administrateur(trice) de la page pour fraude? Après tout, le code criminel du Canada définit la fraude comme suit, à son article 380:

Quiconque, par supercherie, mensonge ou autre moyen dolosif, constituant ou non un faux semblant au sens de la présente loi, frustre le public ou toute personne, déterminée ou non, de quelque bien, service, argent ou valeur

L’administrateur(trice), lors de la publication du vidéo, prétend être en conformité avec les conditions d’utilisation de Facebook, qui exigent le respect du droit d’auteur. L’administrateur(trice) prétend donc que la publication du vidéo est conforme et sujette à l’article 2.4 de la « Déclaration des droits et responsablités ». Par ce mensonge, l’administrateur(trice) de la page aurait donc frustré le PLQ de la somme d’argent qui devra être versée à Guy Séguin.

Évidemment, je doute fortement que le PLQ entreprenne de telles démarches, ses avocats ont sans doute déjà de l’ouvrage plein les bras. Mais, comme on dit, on jase, là.

Regardons le droit moral

La Loi sur le droit d’auteur prévoit, dans une section qu’on appelle le droit moral, le droit à la paternité et à l’intégrité d’une oeuvre. Les conditions d’utilisations de Facebook ne prévoient aucun renoncement au droit moral. Le PLQ est donc ici en violation de ce droit, car il ne cite pas l’auteur et modifie l’image.

Regardons le droit à l’image

Pauline Marois pourrait-elle poursuivre pour violation de son droit à l’image? La Cour suprême, lorsqu’elle a dessiné cette facette du droit québécois, a prévu une exception lorsque l’image d’une personne est prise dans un événement d’intérêt public. Cette exception ne s’applique toutefois jamais lors d’une utilisation commerciale de l’image. De la publicité électorale, c’est une utilisation commerciale. Pauline Marois pourrait donc poursuivre.

Au-delà du droit, la politique?

Cette publicité confirme ce sur quoi tout le monde sur le plancher des vaches s’entendait déjà: le conflit étudiant sera le point central de la campagne électorale à venir. Le PLQ tentera d’opposer son discours économique, dont le Plan Nord sera le principal argument, au chaos, à la violence et à l’intimidation. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’il faisait sans cesse remarquer que Pauline Marois portait le carré rouge. L’avenir dira si les électeurs et électrices seront assez pigeons pour gober que le carré rouge est synonyme de violence.

Mais droit d’auteur ou pas, le PLQ vient de voir son vidéo « spinner » pas à peu près avant même son lancement à la télé. Même si le PLQ devait retirer le vidéo, celui-ci a fait parler. Parlez-en bien, parlez-en mal, mais parlez-en. Une poursuite permettra même au PLQ de se poser en victime en affirmant que le PQ se sert des tribunaux plutôt que de débattre politiquement (que M. Séguin soit proche du PQ ou non).

Politiquement, victoire libérale, ici.

Je termine ce billet en citant un microbillet sur Twitter qui m’a bien fait rire. Il est de Richard Pelletier et s’adresse à Karl Blackburn et Michel Rochette, du PLQ:

Libéraux, soyez conséquents. Votez une loi spéciale qui suspend le droit d’auteur

Anarchopanda contre le règlement P-6

Hier midi, le désormais célèbre Anarchopanda, la mascotte de panda incarnée par un professeur de philosophie, a annoncé le dépôt d’une requête en nullité contre le règlement municipal P-6, soit celui qui interdit le port du masque lors de manifestations et oblige la remise du trajet aux policiers. Il a fait cette annonce sur le parvis du Palais de justice après avoir entrainé journalistes, étudiant(e)s, militant(e)s et autres personnes présentes dans une mini-manifestation illégale, en guise d’introduction à son discours.

Voici quelques images.

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Comme toujours, ces photos ainsi que d’autres sont disponibles dans ma banque d’images.