Montréal-Nord: l’ex-maire Deguire accusé d’agression sexuelle

Agression sexuelle et attouchements sur une personne mineure de moins de 16 ans: voilà de quoi sera accusé celui qui fut maire de Montréal-Nord de novembre 2009 jusqu’au début de ce mois, Gilles Deguire.

«Que faire lorsque les agresseurs se retrouvent au sein même des corps policiers? Peut-on blâmer les survivant.es de ne pas vouloir porter plainte lorsque nous apprenons des nouvelles comme celles-ci?», questionne le collectif «Je suis indestructible».

Un article à lire chez 99%Média.

Sans titre
© Pierre-Luc Daoust, tous droits réservés

Hamza Babou: «Il y a un danger pour la liberté», selon Julius Grey

La décision du juge Denis Laberge, le 17 avril dernier, de maintenir le militant uqamien Hamza Babou derrière les barreaux jusqu’à son procès continue de faire réagir. Ce matin, le député solidaire Amir Khadir et l’avocat Julius Grey ont parlé de l’aspect politique allégué du jugement ainsi que d’une possible dérive de l’opinion publique sur le droit criminel.

À lire chez 99%Média!

Guy Turcotte: retour en détention réclamé

Le juge André Vincent a-t-il commis une bourde en accordant la liberté à Guy Turcotte d’ici au verdict de son procès? Me René Verret, procureur pour le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), croit que oui et s’est affairé à convaincre les juges France Thibault, Guy Gagnon, et Martin Vauclair de son point de vue hier après-midi en Cour d’appel.

À lire chez 99%Média!

Un premier maire suspendu en Cour?

Au début du mois, j’ai eu l’opportunité de couvrir pour Faits et Causes une audience judiciaire très attendue. Une loi adoptée en mars, soit la Loi permettant de relever provisoirement un élu municipal de ses fonctions (lorsqu’il est l’objet d’accusations criminelles liées à ses fonctions), subissait sa première mise à l’épreuve en Cour. Devant le juge Jean-François Michaud s’affrontaient donc la résidente de Saint-Rémi Sylvie Boyer et le maire Michel Lavoie.

Ce qui donnait du piquant au débat ne fut pas tant la requête en elle-même mais plutôt la réplique du maire, qui tente de faire invalider la loi. L’analyse publiée sur Faits et Causes vous permettra d’en savoir plus sur cette loi et sur l’audience. Allons-y maintenant avec quelques photos.

[photo format= »650″ date= »20130806″ numero= »012″ haut= »662″ desc= »Sylvie Boyer entourée de Marc-Antoine Cloutier, directeur général de Juripop et Me Jean-François Gagné, l’avocat qui a plaidé pour elle »]

[photo format= »650″ date= »20130806″ numero= »009″ haut= »662″ desc= »Michel Lavoie, maire de Saint-Rémi, avec quelques concitoyens venus le soutenir »]

[photo format= »650″ date= »20130806″ numero= »024″ haut= »662″ desc= »Michel Lavoie et Me Mario St-Pierre, son avocat »]

Le jugement est attendu pour la fin août, donc ça devrait être très bientôt. Quelle photo sera publiée sur Faits et Causes? Gagnera-t-il son pari en s’attaquant à la loi elle-même…

[photo format= »650″ date= »20130805″ numero= »031″ haut= »663″]

…ou sera-t-il forcé aux au revoir?

[photo format= »650″ date= »20130806″ numero= »025″ haut= »662″]

À suivre. En terminant, j’en profite pour vous recommander de voir aussi le dessin qu’a fait la dessinatrice judiciaire Delphine Bergeron (alias Delf Berg) durant cette procédure. Le dessin judiciaire est la seule façon d’avoir des images de la salle d’audience, ce qui nous permet de découvrir un talent immense qu’on ne verrait peut-être pas autrement. À la prochaine, Delphine! 🙂

L’affaire Jennifer Pawluck ou la criminalisation du rapport d’un fait

Diffuser une photo d’une « oeuvre » tierce qui s’avère être une menace de mort est aussi un crime. C’est ce qui ressort de l’arrestation aujourd’hui de Jennifer Pawluck, qui a photographié, puis diffusé sur Instagram, un graffiti représentant le commandant aux relations du SPVM, Ian Lafrenière, atteint d’une balle dans la tête.

L’affaire Jennifer Pawluck fait du bruit car pour beaucoup, moi compris, le fait de rapporter visuellement la présence de l’oeuvre en question sans l’accompagner d’un appui à la menace représentée n’est pas un crime, mais plutôt le simple rapport d’un fait. Comme le journalisme. D’ailleurs, dans son article sur le sujet, La Presse reprend la photo! Du côté du droit, l’avocate criminaliste Véronique Robert est claire: la jurisprudence parle en faveur du mandat d’arrestation, pour peu que la poursuite prouve l’intention de Mme Pawluck dans son geste.

Fait établi, donc: rendre état d’un fait peut être un crime. Pente glissante. Méchamment glissante.

Je conclus ce bref billet avec une question qui peut sembler loufoque mais que je me pose sérieusement. Puisque décrire l’image en mots permet de se la recréer dans notre tête, est-ce à dire que la seule voie acceptable juridiquement est de taire le fait?

La suite des choses parlera beaucoup. On aura des notes à prendre, qu’on soit journaliste, photographe, vidéaste, professionnel(le) ou citoyen(ne). Et on a intérêt à ne pas manquer d’encre.