Boycottons Lozeau

Saviez-vous que le lock-out au Journal de Montréal a atteint 21 mois aujourd’hui? 21 mois. Presque deux ans dans la rue pour les travailleur(eues)s de l’information du quotidien montréalais.

Comment un tel conflit arrive à autant s’éterniser? Réponse toute simple: le lectorat demeure, donc l’espace publicitaire continue à se vendre, donc le patron continue à encaisser et rit dans sa barbe.

Deux moyens d’action s’imposent donc: ne pas lire le Journal de Montréal (même sans le payer!) et s’en prendre aux annonceurs. Parmi lesquels figure Lozeau, le magasin de la rue Saint-Hubert.

Pourquoi et comment?

Parce que chaque achat d’espace publicitaire que Lozeau (ou tout autre annonceur) fait constitue un appui aux pratiques de l’employeur. En ces temps ou 253 familles font les frais de l’avarice de Pierre-Karl Péladeau, il est important de faire valoir à cette entreprise à quel point ses achats publicitaires ont un impact sur le conflit. C’est pourquoi je prends l’engagement d’éviter le plus possible de mettre les pieds chez Lozeau tant et aussi longtemps que l’aberration n’aura pas cessé, et j’espère sincèrement qu’à la fin j’aurai réussi un boycott complet.

Il va de soi que je vous encourage à faire de même! 🙂

Voici le courriel que je viens de leur envoyer, via l’adresse commentaires@lozeau.com:

Bonjour,

J’ai appris aujourd’hui que votre entreprise achète de l’espace publicitaire dans le Journal de Montréal. Vous n’êtes pas sans savoir que ce journal vit un conflit de travail depuis 21 mois déjà, et que votre achat publicitaire constitue un appui moral à l’employeur et à ce qu’il fait subir à 253 familles. C’est inacceptable. Mettre fin à ces achats publicitaires contribuerait à rétablir un équilibre dans le rapport de force entre les parties patronale et syndicale, ce qui favoriserait la négociation et une résolution du conflit en cours. Je vous invite à faire ce choix le plus tôt possible.

D’ici à ce que vous fassiez une annonce en ce sens, je compte bien réduire mes achats et locations chez vous le plus possible, en visant un boycott complet.

Cordialement,

Pierre-Luc Daoust
Photographe, client de Lozeau et sympathisant des travailleur(euse)s en lock-out du Journal de Montréal

Je termine ce billet en vous laissant le lien vers la liste à jour des annonceurs du Journal de Montréal, maintenue par les travailleur(euse)s en lock-out. Voyez qui d’autre vous pouvez apostropher. Solidarité!

4 réflexions au sujet de « Boycottons Lozeau »

  1. Vous devriez avoir honte. Lozeau est une entreprise familiale qui sert sa clientèle depuis 1928 et s’efforce traiter chacun de ses clients comme il se doit. Il faut vraiment être imbécile pour penser a boycotter un commerçant. Pensez-vous vraiment qu’agir de la sorte sera bénéfique pour qui que ce soit.

    Allez donc vous adresser à la source du problème le journal de Mtl.

    FYI la qualité de vos photos refletent a peu près le pu peu de classe que vous avez

    Shame on you

    Pierre Coté de Montréal

    1. Ouh, là! Vous ressortez un vieux sujet. Mais allons-y point par point.

      Lozeau est une entreprise familiale qui sert sa clientèle depuis 1928

      Et? Là n’est pas mon point.

      et s’efforce traiter chacun de ses clients comme il se doit.

      Et? Là n’est pas mon point.

      Il faut vraiment être imbécile pour penser a boycotter un commerçant.

      Non, au contraire! C’est un moyen pertinent de revendiquer un changement de la part dudit commerçant. Quand le mouvement lève, ça fonctionne, et dans le cas contraire, ça permet au moins d’avoir la conscience tranquille.

      Allez donc vous adresser à la source du problème le journal de Mtl.

      Le Journal de Montréal, tout comme Lozeau, prend ses décisions en fonction des réactions de ses clients. Pour un tel journal, ses clients sont surtout ses annonceurs, sachant que les abonnements ne couvrent à peu près rien dans les coûts de production. Si les annonceurs restent durant le lock-out, voire augmentent leurs achats d’espace publicitaire, le journal maintiendra le cap, c’est évidemment ce qui s’est passé. Je vais à la source du problème, j’évite le plus possible de consommer et de m’informer chez Québecor. Mais je regarde aussi ceux qui appuient le problème, les annonceurs, ce qui inclut Lozeau. Donc je transmets mon désaccord à Lozeau en achetant le plus souvent possible ailleurs.

      FYI la qualité de vos photos refletent a peu près le pu peu de classe que vous avez

      Vous avez le droit à votre opinion. Je laisserai votre agressivité, la faible qualité de votre français et votre discours qui sonne relations publiques le décrédibiliser. D’ailleurs, jouez franc dans la présente discussion: travaillez-vous pour Lozeau ou une firme à son service?

  2. Svp, soyons serieux, enlevez-nous le nom « photographe » a coté de votre nom. Vous etes un revendicaliste qui traine son kodac. Pas besoin de travailler chez Lozeau pour soutenir l’entreprise. J’habite simplement dans le quartier et est fidele a mon café au coin de chez nous, mon petit restaurant de quartier et commerce photo qui m’appelle par mon nom quand j’y entre et que je suis toujours bien servie.

    Votre logique n’a aucun sens, devraient-ills arreter de faire de la
    Pub pour vous et mettre la clé dans dans la porte. Désolé, mon agressivité mais ca me choque toujours de lire des facons de pensée aussi suicidaire.

    Vous shooter en Nikon, savez où est concue votre appareil et dans quelle condition de travail est-il concu? Vous voyez comme t tout ca n’a pas de sens.

    On serait porté a croire que c’est vous qui avez perdu votre job chez quebecor.

    Pierre Coté

    1. J’aurais espéré que, tant qu’à investir davantage de votre précieux temps dans cette discussion, vous auriez donné un peu de substance à votre critique. Puisque vous êtes sans aucun doute un photographe avec une longue feuille de route (je ne peux que le présumer, à en voir votre condescendance), vos commentaires constructifs sont les bienvenus.

      Votre logique n’a aucun sens, devraient-ills arreter de faire de la pub pour vous et mettre la clé dans dans la porte

      Il y a d’autres journaux. Éviter une entreprise de presse le temps d’un conflit de travail (qui n’aurait pas duré si longtemps si Québecor n’avait pas eu autant d’appui des annonceurs), ce n’est pas sorcier. Pourquoi exagérer de la sorte?

      Vous shooter en Nikon, savez où est concue votre appareil et dans quelle condition de travail est-il concu?

      En effet, c’est un sérieux problème. Et non seulement on devrait pouvoir acheter du matériel de photo fabriqué ici, mais on devrait aussi pouvoir l’acheter de façon collective, un peu comme Communauto, pour en réduire l’impact environnemental et le coût pour chacun(e). C’est une discussion à part que vous ouvrez là, on pourrait la continuer longtemps. Mais revenons au sujet.

      Vous etes un revendicaliste qui traine son kodac.

      Je suis ouvertement de gauche, mais j’ai manqué le bout où j’appuyais tout ce que je couvrais.

      Pas besoin de travailler chez Lozeau pour soutenir l’entreprise.

      En effet. Mais vous sonnez très PR.

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